Urbanisme & Environnement

CONTACT

Maxime Vézina-Colbert
Inspecteur municipal & urbanisme

450 451-5203, poste 223
inspec@tressaintredempteur.ca

DESCRIPTION

Détenteur d’un baccalauréat en urbanisme, Maxime Vézina-Colbert fait partie de l’équipe de la municipalité depuis 2012. Sa spécialité : l’aménagement durable du territoire.

Nous tenons à rappeler aux citoyens que, dans le cadre de ses fonctions, l’inspecteur est autorisé à visiter toute propriété immobilière afin de s’assurer que les règlements sont respectés. Le propriétaire, le locataire ou l’occupant doit donc laisser entrer l’inspecteur, conformément aux pouvoirs octroyés en vertu de l’article 492 du Code municipal du Québec (L.R.Q., chapitre C-27.1).

À cet effet, vous pouvez consulter les règlements en vigueur, déterminés par le Conseil municipal, en matière de construction, d’aménagement du territoire et de l’environnement.

COMITÉ CONSULTATIF D’URBANISME (CCU)

Le Conseil municipal de Très-Saint-Rédempteur s’est doté d’un comité pour l’aider à rencontrer efficacement ses responsabilités en matière d’urbanisme et d’aménagement du territoire, le tout conformément au Règlement no 182, entré en vigueur le 12 octobre 2010.

Le CCU effectue des recommandations au conseil municipal qui verra ensuite à prendre les décisions, concernant entre autres les cas suivants :

  • les demandes de dérogations mineures;
  • les plans d’implantation et d’intégration architecturale;
  • les plans d’aménagement d’ensemble;
  • les usages conditionnels;
  • les projets particuliers de construction, de modification ou d’occupation d’un immeuble et ce, conformément à la Loi sur l’aménagement et l’urbanisme (LRQ,c). A-19.1).

Le comité comprend :

  • quatre (4) membres, nommés par résolution du conseil et choisis parmi les résidents de la municipalité;
  • deux (2) conseillers municipaux, nommés par résolution du conseil;
  • le maire et l’inspecteur des bâtiments sont membres d’office et n’ont pas droit de vote, le tout conformément à l’article 147 de la Loi sur l’aménagement et l’urbanisme.

Le mandat des membres du comité consultatif d’urbanisme est de deux (2) ans.

Voici le tableau de la composition du comité actuel :

 

NOM DU REPRÉSENTANT FONCTION
Paul Cozens Conseiller municipal, siège 1
François Cyr Résident
Mario Cardinal Conseiller municipal, siège 6
Serge Brazeau Résident
Pierre Villeneuve Résident
Michel Rolhion Résident et arpenteur
Jean Lalonde Maire (pas droit de vote)
Maxime Vézina-Colbert Inspecteur municipal (pas droit de vote)
PERMIS OBLIGATOIRES

Avant de débuter tout travaux de construction, de rénovations, d’installation d’équipements ou de bâtiments accessoires, d’aménagement paysager, de coupe d’arbres, ou avant de modifier ou d’ajouter un usage dans un bâtiment ou sur un terrain, assurez-vous de communiquer avec le Service de l’urbanisme et de l’environnement. L’obtention d’un permis ou d’un certificat d’autorisation sera probablement requis.

Les poules en zones résidentielles

Suite à la demande de citoyens, la municipalité de Très-Saint-Rédempteur autorise depuis 2016 la garde poules en zones résidentielles, du 1er avril au 31 octobre de chaque année. Le nombre autorisé varie selon les dimensions du poulailler amovible et de l’enclos, mais ne peut jamais dépasser trois (3). Cette autorisation est toutefois conditionnelle à l’obtention préalable des certificats d’autorisations requis au règlement, ainsi qu’à certaines conditions. Les poulaillers amovibles et enclos doivent notamment être retirés du terrain au plus tard le 31 octobre et ne peuvent être réinstallés avant le 1er avril de l’année suivante. Nous vous rappelons également que la garde de coq est strictement interdite en tout temps. Pour plus d’information, consultez l’inspecteur municipal.

Même dans les cas où aucun permis n’est requis, plusieurs normes municipales pourraient s’appliquer. Afin de ne pas avoir de mauvaises surprises, il est primordial de communiquer avec le Service de l’urbanisme et de l’environnement dès le début d’un projet pour vous assurer de sa conformité aux règlements.

Dans le doute, renseignez-vous… Le Service de l’urbanisme et de l’environnement n’est pas seulement un inspecteur qui accepte ou refuse une demande, il peut toutefois aussi vous donner de bonnes informations concernant la planification de votre projet.

 

TYPE DE PERMIS COÛT
Nouvelle construction d’une résidence 200 $
Agrandissement de 25 m2 ou plus d’une résidence 200 $
Puits artésien 50 $
Installations septiques 50 $
Bâtiment accessoire 35 $
Bâtiment agricole 100 $
Rénovation ou agrandissement de – de 25 m2 Entre 25 $ et 100 $, selon le coût et la nature des travaux
Démolition 35 $
Lotissement (pour l’étude de la demande) 100 $
Lotissement (par lot) 100 $
Piscine hors terre 25 $
Piscine creusée 50 $
Affichage 25 $
Permis de coupe d’arbres Gratuit
Vente de garage 5 $
Permis de feu (avec le service de sécurité incendie de Rigaud) 20 $
Poulailler amovible en zone résidentielle 25 $
Autorisation de garde de poules en zone résidentielle (enregistrement annuel obligatoire) 25 $/année
Licence de chien (enregistrement annuel obligatoire) 20 $/année
Certificat d’occupation 50 $
Dérogation mineure 500 $
PUITS ARTESIENS

La municipalité de Très-Saint-Rédempteur se trouvant en milieu rural, l’utilisation de puits artésiens et d’installation septique est une réalité commune à chaque résidence. La qualité de l’eau souterraine est donc un enjeu important pour chaque citoyen. Une contamination des eaux souterraines par des bactéries ou d’autres contaminants peut entraîner de graves problèmes de santé. C’est pourquoi il est important de respecter la règlementation, de mettre en place quelques pratiques élémentaires de gestion de l’eau, ainsi que de s’assurer que tout travaux est réalisé par un entrepreneur qualifié et fait l’objet d’un permis municipal.

Voici quelques bonnes pratiques à respecter :

  • Faire analyser l’eau de votre puits deux (2) fois par année, au printemps et à l’automne, tel que recommandé par le Ministère du Développement durable, de l’Environnement et de la Lutte aux changements climatiques;
  • S’assurer que le pourtour du puits artésien est dégagé et qu’une légère pente visant à éloigner l’eau de pluie de la tête du puits soit mise en place afin de limiter l’infiltration des eaux de surface et des contaminants qui peuvent s’y retrouver;
  • Posséder une installation septique conforme à la règlementation, fonctionnelle et s’assurer d’en effectuer un entretien adéquat;

Pour plus d’informations sur les puits ou les eaux souterraines, veuillez consulter la section « Eaux souterraines » sur le site Internet du Ministère du Développement durable, de l’Environnement et de la Lutte aux changements climatiques.

INSTALLATIONS SEPTIQUES

Le propriétaire de toute résidence n’étant pas desservie par un réseau d’égouts a l’obligation de traiter les eaux usées provenant de sa résidence, conformément au Règlement sur l’évacuation et le traitement des eaux usées dans les résidences isolées (Q.2, r.22). Nous vous rappelons qu’en matière de pollution, de sécurité ou de nuisances, aucun droit acquis ne peut être reconnu.

Suite à l’envoi des questionnaires sur les installations septiques et leur vidange, que nous avons fait parvenir à tous les citoyens avec le compte de taxes de 2015, nous tenons à remercier les 175 citoyennes et citoyens qui nous ont fait parvenir le formulaire de « Déclaration de vidange des fosses septiques » dûment complété, ce qui représente près de la moitié des résidences isolées du territoire. Ces informations nous ont permis de constater qu’un bon nombre d’installations septiques de notre territoire sont vieillissantes et que plusieurs propriétés sont dotées de systèmes qui pourraient ne pas être conformes à la règlementation provinciale en vigueur (puisards, absence d’installation septique, etc.). Nous invitons donc ces propriétaires à mettre à niveau le système en place le plus rapidement possible.

Veuillez noter que les travaux de mise aux normes de l’installation septique de votre résidence principale sont admissibles au nouveau crédit d’impôt RénoVert, qui est mis en place pour les années 2016 et 2017. Nous tenons à vous rappeler que tous travaux relatifs à une installation septique ou à l’ajout d’une chambre à coucher supplémentaire doivent faire l’objet d’une demande de permis auprès de la Municipalité et que les travaux doivent être conformes à la règlementation actuellement en vigueur.

Nous avons également constaté que plusieurs citoyens disposent de peu d’informations au sujet de leur installation septique. Nous tenons à vous rappeler qu’il est important de suivre quelques règles d’utilisation et d’entretien afin de maintenir l’efficacité de l’installation en place. Une bonne utilisation peut augmenter sa durée de vie!

Voici quelques notions importantes à ne pas oublier :

  • La fosse septique DOIT être au minimum vidangé à tous les deux (2) ans lorsque le bâtiment est utilisé de façon permanente au sens du Règlement sur l’évacuation et le traitement des eaux usées dans les résidences isolées (Q.2-r.22) ou aux quatre (4) ans lorsque le bâtiment est utilisé de façon saisonnière;
  • Réduisez au maximum la quantité d’eau consommée et étalez le plus possible les différentes activités nécessitant la consommation d’une grande quantité d’eau;
  • Évitez d’acheminer vers la fosse septique des produits réduisant l’activité bactérienne qui est essentielle au bon fonctionnement de l’installation septique, tels que les désinfectants (eau de javel, etc.), les eaux de lavage des adoucisseurs d’eau, les huiles à moteur, les médicaments périmés, les produits chimiques pour déblocage de plomberie, les solvants et peintures, etc;
  • Utilisez le plus possible des produits biodégradables;
  • Évitez d’y jeter des substances ou objets peu ou pas dégradables telles que les cendres, couches, huiles et graisses de cuisson, litière pour animaux, plastiques, mégots de cigarettes, serviettes hygiéniques, tampons, matières organiques en grande quantité, etc.;
  • Assurez-vous que le champ d’épuration est dégagé en tout temps (cabanons, modules de jeux pour enfants, asphalte, etc.), qu’aucun arbre ne pousse à moins de deux (2) mètres du champ d’épuration, qu’aucune circulation d’équipements lourds ou de véhicules n’y a lieu, etc.;
  • Plusieurs entreprises ont développé des additifs visant à améliorer l’efficacité de la fosse septique ou du champ d’épuration. L’utilisation de tels additifs est laissée à la discrétion du propriétaire, mais sachez que le Ministère du Développement durable, de l’Environnement et de la Lutte aux changements climatiques (MDDELCC) ne recommande pas l’usage de tels additifs. En effet, des études démontreraient que l’utilisation d’additifs n’empêche pas l’accumulation des boues. De plus, certains types d’additifs pourraient même réduire l’efficacité du système ou interférer dans son bon fonctionnement. De plus, sachez que l’utilisation de tels additifs ne vous libère pas de l’obligation de faire vidanger votre installation conformément à la règlementation.

Vous avez remarqué des odeurs? Le terrain au-dessus du champ d’épuration est constamment gorgé d’eau ou le gazon y pousse plus rapidement, plus vert ou plus fournie? L’évacuation des eaux usées de votre résidence est lente? L’eau de votre puits ou de votre voisin est contaminée? Il est alors peut-être temps de faire inspecter votre système par un professionnel compétent en la matière.

Pour plus d’information sur ce sujet, vous pouvez consulter la section du site Internet du Ministère du Développement durable, de l’Environnement et de la Lutte aux changements climatiques traitant de la gestion des eaux usées des résidences isolées.

MALADIE DE LYME

La maladie de Lyme touche de plus en plus de gens au Québec. Nous vous recommandons de vous informer afin de prévenir cette infection. Pour plus d’informations, consultez le feuillet informatif de la Direction de santé publique de la Montérégie.

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AGRILE DU FRÊNE

Au cours de l’été 2015, la municipalité de Très-Saint-Rédempteur a mené, en partenariat avec la MRC de Vaudreuil-Soulanges, une campagne de détection de l’agrile du frêne par piégeage. Six (6) pièges avaient été installés à des endroits stratégiques de la Municipalité afin de vérifier la présence de cet insecte exotique envahissant sur le territoire de la Municipalité. Bonne nouvelle : l’insecte n’a pas été détecté! Il a toutefois commencé à faire des ravages dans plusieurs villes et municipalités, dont Gatineau, Longueuil, St-Jean-sur-Richelieu, Montréal, Laval et Deux-Montagnes. Plus près de chez nous, la présence de l’agrile a été confirmée en 2015 à Vaudreuil-Dorion et sur L’Île-Perrot. La Municipalité a également posé des pièges en 2016 et les résultats seront connus à la fin de l’été.

Qu’est-ce que l’agrile du frêne?

L’agrile du frêne est un petit insecte ravageur (environ 1 cm de long) de la famille des coléoptères qui cause de graves dommages à toutes les essences de frênes. Il s’attaque au cambium de l’arbre (couche vivante entre l’écorce et le « cœur », où circule la sève de l’arbre) lorsque l’insecte se trouve dans sa phase larvaire. Originaire de l’Asie orientale, on l’a détecté pour la première fois au Canada et aux États-Unis en 2002. L’agrile a tué des millions de frênes dans le Sud- Ouest de l’Ontario, le Michigan et ses États avoisinants. L’agrile du frêne attaque et tue toutes les essences de frênes. Il a été repéré pour la première fois au Québec à Carignan en 2008. Depuis, il a commencé à faire des ravages dans plusieurs villes et municipalités, dont Gatineau, Longueuil, St-Jean-sur-Richelieu, Montréal, Laval et Deux-Montagnes. Plus près de chez nous, la présence de l’agrile a été confirmée en 2015 à Vaudreuil-Dorion et sur L’Île-Perrot.

L’agrile du frêne peut effectuer des vols de plusieurs kilomètres, mais un autre facteur important qui contribue à sa propagation est le transport du bois de chauffage, du matériel de pépinière, des arbres, des billes, du bois non écorcé et des copeaux de bois ou d’écorce. Il a été démontré qu’il s’agit en effet d’un des principaux vecteurs de propagation de l’insecte en Amérique du Nord à ce jour et il est donc primordial de respecter la règlementation applicable.

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Agrile du frêne (image agrandie)

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Agrile du frêne (taille réelle)

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Galeries en S causées par les larves d’agrile

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Feuillage de frêne

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Feuille de frêne commun

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Frêne attaqué

Quels sont les impacts potentiels pour la municipalité?

  • Mortalité d’un grand nombre de frênes se trouvant sur la propriété publique ou privée;
  • Coût accru pour l’émondage et la coupe des frênes;
  • Risque de chute de branches sur les biens ou les personnes;
  • Perte de couvert forestier dans les zones boisées;
  • Perte de zones ombragées à proximité des résidences ou dans les lieux publics;

Que faire en tant que citoyen?

1 – L’identification : Tout d’abord, il est important de pouvoir déterminer si vous comptez des frênes parmi les arbres qui sont sur votre terrain. Pour en savoir plus sur l’identification, consultez la section appropriée du site du CQEEE.

2 – Surveillance et détection : Une fois l’identification effectuée, il sera important de surveiller les frênes en place afin d’identifier rapidement les signes d’infestation suivants :

  • Éclaircissement de la couronne de l’arbre et/ou diminution de la densité du feuillage;
  • Traces laissées par l’insecte adulte lorsqu’il se nourrit des feuilles;
  • Prolifération de gourmands sur le tronc ou les branches;
  • Fentes verticales sur le tronc;
  • Petits trous de sortie en forme de D;
  • Galeries (en S) sous l’écorce remplie de sciure fine.

Pour plus de détails sur les signes d’infestation, vous pouvez consulter le Guide visuel pour la détection des dommages causés par l’agrile du frêne ou consulter la section appropriée de l’ACIA ou du CQEEE. Vous pouvez consulter un arboriculteur pour vous faire confirmer si votre arbre est attaqué par l’agrile du frêne ou souffre d’un autre problème.

3 – Traitement : Peu de moyens existent présentement pour lutter efficacement contre l’agrile du frêne. Des insecticides systémiques capables de protéger les frênes qui sont encore en bonne santé sont disponibles sur le marché, mais le coût du traitement est important. Chaque arbre doit être traité individuellement aux deux ans, ce qui rend une utilisation à grande échelle difficile. Cette solution est donc plus appropriée pour les propriétaires possédants des frênes ayant une importance particulière. D’autres alternatives sont présentement testées afin de lutter contre cette espèce exotique envahissante, mais elles n’ont pas encore été brevetées.

4 – L’abattage : Lorsque la situation ne se prête pas au traitement, la seule solution est l’abattage des arbres infestés. Il est recommandé de procéder à l’abattage durant la saison hivernale, afin de limiter les risques de dispersion de l’insecte. Sur le territoire du Mont Rigaud, vous devez au préalable obtenir un Certificat d’autorisation de la Municipalité à cet effet en communiquant avec l’inspecteur municipal, M. Maxime Vézina-Colbert au 450 451-5203, poste 223.

5 – La plantation : Afin de limiter l’impact qu’aura l’arrivée probable de l’agrile du frêne sur le territoire de la Municipalité, il est essentiel de planter dès maintenant des arbres d’espèces indigènes variées, afin que ces arbres aient le plus de temps de croissance possible avant que les frênes actuellement en place ne doivent être abattus

6 – Gérer adéquatement le bois de chauffage et les résidus de frêne : Depuis, le 1er avril 2014, le territoire de la MRC de Vaudreuil-Soulanges est compris dans la zone règlementée sur l’agrile du frêne. Le transport hors de cette zone règlementée de matériaux de frêne ainsi que de bois de chauffage (peu importe l’espèce) est interdit sans l’autorisation de l’Agence canadienne d’inspection des aliments (ACIA). Cette interdiction touche notamment les matériaux suivants :

  • bois de chauffage de n’importe quelle espèce;
  • frênes entiers ou morceaux de frêne;
  • matériel de pépinière de frêne;
  • billes ou branches de frêne (résidus d’abattage et d’émondage);
  • bois d’œuvre de frêne;
  • matériaux d’emballage en bois qui renferment du frêne;
  • bois ou écorce de frêne et copeaux de bois ou d’écorce de frêne.

Répertoire des frênes

Un nouvel outil visant à répertorier la présence de frênes en milieu urbain ou semi-urbain a été mis en place par le Conseil québécois des espèces exotiques envahissantes (CQEEE). Vous pouvez donc répertorier les frênes présents sur votre terrain et les inscrire en ligne sur le site de Géo-Frêne, permettant ainsi de quantifier l’impact que pourrait avoir une infestation d’agrile du frêne sur le territoire de la municipalité.

Sites Internet d’intérêt

BERCE DE CAUCASE : LA PLANTE QUI BRÛLE!

La berce du Caucase (Heracleum mantegazzianum) est une plante exotique envahissante nuisible pour la santé et l’environnement. Elle peut provoquer de graves réactions cutanées semblables à des brûlures.

C’est une grande plante herbacée de la famille des Apiacées (ombellifères), donc de la famille de la carotte, du panais, du persil, de l’aneth, du cumin, etc.

Originaire du Caucase, elle a probablement été introduite en Amérique du Nord comme plante ornementale. Depuis, elle s’est naturalisée dans plusieurs pays d’Europe, en Australie, en Nouvelle-Zélande, aux États-Unis et au Canada. Au Canada, elle est largement répandue dans le sud de la Colombie-Britannique et en Ontario. Elle a été également signalée au Nouveau-Brunswick. Au Québec, elle a été répertoriée pour la première fois dans les années 90 et depuis, elle a été signalée dans plusieurs régions de la province.

Milieux colonisés par la berce du Caucase

La berce du Caucase affectionne surtout les milieux perturbés et humides (ex. : les fossés, le bord des cours d’eau, des routes, des chemins de fer…), mais elle peut également se retrouver dans d’autres habitats tels que les champs et les terrains vagues.

Effets sur la santé et l’environnement

La berce du Caucase peut provoquer des réactions cutanées appelées phytophotodermatites. Cette plante contient des furanocoumarines qui sont activées par la lumière et rendent la peau extrêmement sensible au soleil. Le contact avec la sève, suivi d’une exposition au soleil, peut provoquer l’apparition d’érythème et d’œdème locaux (peau rouge et enflée), des ampoules ou encore des lésions cutanées parfois graves ressemblant à des brûlures de premier ou de deuxième degré. Les symptômes peuvent se développer jusqu’à 48 heures après l’exposition à la sève. Une pigmentation brune ou des cicatrices peuvent subsister même après la guérison.

En cas de contact avec la plante

  • Enlevez la sève le plus rapidement possible avec un papier absorbant, et ce, sans frotter.
  • Lavez la région atteinte avec de l’eau savonneuse, rincer abondamment et essuyez.
  • La personne ayant lavé la région atteinte doit aussi se laver les mains.
  • Portez des vêtements qui protégeront la région touchée de la lumière et des rayons UV pendant un minimum de 48 heures (ou crème solaire FPS 30+ pendant 6 mois pour les endroits qui ne peuvent être couverts).
  • Lavez séparément les vêtements qui ont été en contact avec la plante pour éviter toute contamination.
  • Si les yeux sont atteints, rincez abondamment pendant au moins 10 minutes, portez des lunettes de soleil foncées pour éviter l’exposition à la lumière et consultez un médecin le plus vite possible.
  • S’il y a présence de lésions ou une réaction cutanée importante, de la fièvre ou si un enfant est atteint, consultez un médecin.

En tout temps, si vous pensez avoir été en contact avec cette plante et présentez des irritations de la peau, vous pouvez contacter la ligne INFO SANTÉ en composant le 8-1-1. Pour plus d’information concernant ses effets sur la santé et sur les mesures à prendre en cas de contact avec la sève, vous pouvez également consulter le Portail santé du gouvernement du Québec.

Comment reconnaître la berce du Caucase

C’est une grande plante herbacée impressionnante qui ne passe pas inaperçue! Les premières années, elle produit une rosette de larges feuilles. Les fleurs apparaissent ensuite, après quelques années (2 à 5 ans). Elle ne fleurit qu’une seule fois. La plante peut atteindre de 2 à 5 m de hauteur et ses feuilles 1,5 m de diamètre; elles sont composées de 3 larges folioles profondément découpées. Les tiges portant les fleurs sont épaisses et creuses. Elles peuvent atteindre 8 à 10 cm de diamètre à la base. On distingue sur les tiges des points ou des taches rouge pourpre. Les inflorescences sont composées de nombreuses ombelles (à sommet plat) portant plusieurs petites fleurs blanches. Ces inflorescences peuvent mesurer plus de 1 m de large. Les fruits, ovales et plats, ressemblent à des graines d’aneth, mais de plus grande taille.

Il est important de savoir différencier la berce du Caucase de la berce laineuse ou grande berce (Heracleum maximum, syn. H. lanatum) qui est indigène en Amérique du Nord et de plus petite taille.

Voici, en bref, les principales caractéristiques qui permettent de les distinguer :

  • La grande taille (2 à 5 m) de la berce du Caucase. La berce laineuse dépasse rarement 2 m.
  • La présence de nombreuses taches pourpres sur les tiges de la berce du Caucase, alors que la tige de la berce laineuse comporte peu ou pas de taches rouges et est recouverte de poils blancs et souples.
  • Les feuilles de la berce du Caucase sont très grandes (jusqu’à de 3 m de longueur et 1,5 m de largeur) et peuvent comporter des poils blancs épars et rudes. Le dessous des feuilles de la Berce laineuse, plus petites, sont recouvertes de poils blancs, souples et abondants.
  • Les ombelles de la berce du Caucase sont beaucoup plus grosses (20 à 50 cm) et sont constituées de plus de fleurs (50 à 150 rayons) que celles de la berce laineuse (15 à 20 cm, de 15 à 20 rayons).

Pour plus de précisions sur les caractères morphologiques permettant de distinguer la berce du Caucase de la grande berce, veuillez consulter le site du Ministère du Développement durable, de l’Environnement et de la Lutte contre les changements climatiques du Québec (MDDELCC).

Signalement de la berce du Caucase

Pour signaler la présence de berce du Caucase, veuillez communiquer avec le Ministère du Développement durable, de l’Environnement et de la Lutte contre les changements climatiques du Québec (MDDELCC) en composant le 1 800 561-1616. Il est essentiel de photographier le plant pour permettre aux professionnels du Ministère de confirmer votre observation.

Veuillez également aviser la municipalité en composant le (450) 451-5203 ou par courriel à l’adresse suivante : inspec@tressaintredempteur.ca.

Comment se débarrasser de la berce du Caucase sur votre terrain

  • Avant tout, protégez-vous bien! Couvrez toutes les parties du corps en portant des vêtements de protection non absorbants qui sont imperméables à la sève afin d’éviter tout contact de la peau, des mains et des yeux avec la plante (pantalons longs, manches longues, gants en caoutchouc à manchon long, lunettes de sécurité ou visière, souliers fermés, etc.).
  • Il est important de limiter la propagation de la berce du Caucase. Pour cela, évitez de la planter, de la semer ou de la transporter. Dans la mesure du possible, il faut éliminer la plante et détruire sa repousse.
  • Pour un maximum d’efficacité, commencez les opérations de contrôle tôt au printemps. Il est important de faire un suivi au cours de l’année et de répéter les opérations au besoin. Les interventions devront être poursuivies jusqu’à l’élimination complète des plants.
  • S’il ne s’agit que de quelques jeunes plants, vous pouvez tenter de les arracher. Utilisez une pelle ronde ou une bêche pour retirer un maximum de racines et éviter les repousses. Pour les plants matures ou de grande taille, il est préférable de couper la racine avec une pelle tranchante, approximativement 15 à 20 cm sous la surface du sol. Attention à ne pas disperser les graines si elles sont déjà présentes sur les plants.
  • Il est également possible de tondre ou de faucher la plante. Ceci ne tue pas la berce du Caucase, mais permet de l’épuiser si l’opération est répétée plusieurs fois par année pendant plusieurs années consécutives. Attention, le fait de déchiqueter la plante augmente les risques de contact avec la sève. Protégez-vous bien et assurez-vous que personne n’entre en contact avec les débris de plante.
  • S’il est impossible d’éliminer les plants, taillez les ombelles (à la base de la tige) le plus tôt possible en saison pour empêcher la formation de graines. Ceci permettra au moins de limiter l’expansion de la plante.
  • Par la suite, placez un géotextile pour empêcher la germination des graines qui seraient présentes dans le sol. Les graines de la berce du Caucase peuvent rester viables pendant plusieurs années.
  • Pour se débarrasser des plants coupés, faites-les sécher en les plaçant dans des sacs de plastique exposés au soleil pendant au moins une semaine.
  • Finalement, il est très important de bien laver les outils et les vêtements après avoir été en contact avec la plante. Il faut également se laver les mains et le visage.

Pour plus d’information concernant la Berce du Caucase, vous pouvez consulter le site Internet du Ministère du Développement durable, de l’Environnement et de la Lutte contre les changements climatiques (MDDELCC).

PROTECTION DES ÉCOSYSTÈMES

Le territoire de la municipalité de Très-Saint-Rédempteur comporte plusieurs écosystèmes qui méritent d’être préservés. Que ce soit sur le territoire du Mont Rigaud ou en zone agricole, la présence d’un couvert forestier mature, d’un ravage de cerfs de Virginie, de nombreux milieux humides et cours d’eau, ainsi que certaines espèces vulnérables ou menacées, font de la municipalité de Très-Saint-Rédempteur un territoire riche en milieux naturels à conserver. La Municipalité et la MRC ont donc mis en place une règlementation adéquate afin de préserver leur intégrité.

Conservation et protection des arbres et des boisés

  • Mont Rigaud : Située en bordure du Mont Rigaud, qui représente un attrait naturel régional important, la municipalité de Très-Saint-Rédempteur a à cœur la protection des arbres et des boisés situés sur son territoire. Elle a donc adopté une règlementation appropriée, limitant notamment le déboisement à 1 000 m2 sur le territoire faisant partie du massif du Mont Rigaud, tel que déterminé par la MRC de Vaudreuil-Soulanges. L’obtention d’un certificat d’autorisation de la Municipalité pour toute coupe d’arbres est requise. En effet, en plus de représenter un attrait régional important, les boisés apportent plusieurs services écosystémiques et bénéfices à la population.
  • Milieu agricole : La zone agricole de Très-Saint-Rédempteur comprend plusieurs boisés, dont des érablières matures permettant d’en exploiter l’eau d’érable. En plus de permettre l’exploitation des produits de l’érable, ces milieux boisés représentent un écosystème important pour la région, qu’il est primordial de préserver. De plus, la présence d’arbres et de boisés comporte d’autres avantages pour le milieu agricole. Il a par exemple été démontré que la présence de végétation arborescente en milieu agricole permet de réduire l’érosion des terres par le vent et favorise l’accumulation de la neige durant la période hivernale, contribuant ainsi à protéger du gel les sols à proximité.

Protection des lacs et cours d’eau

Au fil des ans, l’Homme a eu un impact majeur sur la qualité de l’eau douce au Québec. Que ce soit par les activités industrielles, agricoles ou domestiques, un nombre important de lacs et cours d’eau ont vu leur qualité diminuer drastiquement. En plus de représenter une ressource collective bénéficiant à l’ensemble de la population (eau potable, villégiature, pêche, etc.), les lacs et cours d’eau abritent un nombre important d’espèces animales et végétales, dont certaines sont très sensibles aux modifications apportées à leur environnement. Que ce soit par la présence de produits toxiques ou de bactéries, l’augmentation de la quantité de sédiments, l’apport en matières fertilisantes ou l’augmentation de la température de l’eau, l’impact des activités humaines est important sur l’état de nos lacs et rivières. Certains milieux sont particulièrement sensibles à la pollution ou aux changements des caractéristiques physiques ou chimiques de l’eau. À titre d’exemple, l’omble de fontaine et la truite arc-en-ciel sont deux espèces particulièrement sensibles aux augmentations de température et à la quantité d’oxygène présente dans l’eau.

Ce n’est donc pas seulement la contamination par des produits toxiques ou des bactéries dangereuses qui peuvent causer un impact important sur l’écosystème! Un apport important en matière organique peut notamment avoir un impact significatif sur la quantité d’oxygène dissous dans l’eau, car son processus de décomposition consomme de l’oxygène. De plus, l’augmentation de la quantité de fertilisants, principalement les apports supplémentaires en phosphore et en azote, augmente la quantité d’algues et de plantes aquatiques dans les lacs et cours d’eau. L’augmentation de la quantité de sédiments en suspension peut également influencer le comportement et les habitudes alimentaires de plusieurs espèces de poissons.

Bandes riveraines

Les bandes riveraines sont une composante cruciale afin de protéger nos lacs et cours d’eau. Une bande riveraine végétalisée permet notamment de réduire l’érosion des berges et des sols, d’absorber et filtrer les eaux de ruissellement, de crée des zones ombragées plus fraîches dans le littorale et offre un habitat plus propice à certaines espèces fauniques et floristiques. Que ce soit dans les secteurs résidentiels ou agricoles, la bande riveraine est un outil primordial de protection des lacs et cours d’eau! Il est de la responsabilité de tous de respecter la règlementation applicable en la matière.

Mais qu’est-ce que la bande riveraine? Il s’agit d’une bande de végétation naturelle, idéalement composée d’espèces indigènes d’arbres, d’arbustes et de plantes herbacées. Cette bande assure la transition entre le milieu aquatique et terrestre. Elle débute à la Ligne des hautes eaux (LHE) et s’étend vers les terres. La largeur minimale règlementaire de cette bande riveraine varie d’un secteur à l’autre de la municipalité.

Informez-vous de la règlementation à ce sujet auprès de l’inspecteur municipal en composant le (450) 451-5203, poste 223, ou en communiquant avec lui à l’adresse : inspec@tressaintredempteur.ca.

De plus, sachez que plus la bande riveraine à l’état naturel est grande, plus les services écologiques rendus sont importants! Nous encourageons donc chaque résident à revégétaliser les berges artificialisées et à conserver les bandes riveraines naturelles les plus larges possible, afin d’améliorer la qualité de l’eau et des écosystèmes aquatiques.

Milieux humides

Les milieux humides sont des lieux qui retiennent l’eau de manière temporaire ou permanente, notamment lors de la fonte des neiges ou des périodes de fortes précipitations. Le terme milieu humides est une appellation qui englobe les marais, marécages, tourbières et les étangs. Il s’agit de véritables catalyseurs écosystémiques. En plus de composer un habitat permanent ou cyclique pour une multitude d’organismes vivants, ils permettent de réguler les débits d’eau et agissent en tant que milieux filtrant et décontaminant des eaux de ruissellement. Ces milieux sont protégés par la règlementation provinciale et municipale, ainsi que leurs abords.

Pour en apprendre davantage sur les milieux humides, nous vous suggérons de consulter le site Internet de l’organisme Canards Illimités Canada ou du Ministère du Développement durable, de l’Environnement et de la Lutte aux changements climatiques.

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